mercredi 26 mars 2014

Le "moelleux à coeur de ma maman"

Cette recette n'est pas celle de ma maman, non... ma maman n'est pas gâteau, et de manière générale pas sucre. Je la tiens de ma bible de pâtisserie Le petit Larousse.


Le gâteau est très léger en bouche, pas lourd ou pâteux comme un brownie. Cela vient du fait que les œufs sont clarifiés et les blancs montés en neige. Pas d'étonnement donc quand vous verrez le gâteau gonfler à la cuisson puis s'affaisser en refroidissant.



J'ai fait le gâteau pour un dessert simple et efficace pour un petit dîner à 4, mais en me lançant j'ai vu qu'il me manquait 20g de chocolat. J'ai complété avec de la pâte pure de cacao venue tout droit du Pérou, rapportée par ma mère lors d'un voyage. Cela renforce le goût de cacao, ce qui était plutôt la bienvenue car mon chocolat "noir" n'était que du 52%... je prends normalement du 70%. Ce genre de pâte est aussi disponible en France bien entendue, on l'appelle aussi chocolat noir 100% de cacao.



Recette pour 4 à 5 personnes:

-60g de beurre
-125g de chocolat noir
-75g de sucre
-25g de farine (j'ai fait 50/50 farine/maïzena)
-4 oeufs moyens (j'en ai pris trois, gros calibre)
-une pincée de sel



Préchauffer le four à 250C.
Faire fondre le chocolat et le beurre à feu doux.
Fouetter d'une part les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange mousse et blanchisse, d'autre part les blancs d'oeufs en neige en jetant une pincée de sel à la fin pour fixer.
Incorporer doucement (au fouet ça suffit, pas besoin de spatule ici) les blancs aux jaunes, puis le mélange fondu, et enfin la farine. Le mélange gonfle avec les blancs, puis diminue un peu en volume au fur et à mesure qu'on incorpore le reste. C'est normal.

Enfourner pour 5min à 250C, puis poursuivre la cuisson à 150C pour 25min.



Le gâteau peut être préparé dans la journée pour le soir, mais il sera toujours meilleur réchauffé.
Comme il est relativement léger en bouche, on peut l'accompagner d'une boule de glace, ou de crème anglaise par exemple.



samedi 22 mars 2014

La quête du rhum... cake rhum/raisins de Corinthe

Je vois souvent des recettes utilisant du rhum pour parfumer.
J'ai donc enfin acheté du rhum ambré pour pouvoir en tester quelques unes...



La recette de ce cake est issue du livre "Pâtisserie" aux éditions Larousse, mais j'ai ôté les fruits confits car je n'en trouve pas de bonne qualité en grande surface, il n'y a que les Vahinés, pas très "propres".

Ce cake n'est donc pas le cake anglais classique aux fruits confits et raisins, mais il n'en reste pas moins bon.




Recette:
Pour 5 à 6 personnes selon la taille et le nombre de parts
-2 oeufs calibre moyen
-120g de farine
-80g de sucre (je conseille de mettre en partie du sucre complet pour renforcer les arômes, et le reste j'ai pris du sucre blanc parfumé à la vanille en laissant une gousse vide dans le bocal)
-80g de beurre mou (j'ai mis 60g et complété avec de la purée d'amandes complètes)
-entre 5 et 10 cL de rhum (vraiment j'ai fait à l'oeil, la recette préconise "un verre à liqueur")
-1 càc pleine de levure chimique
-180g de raisins secs

Comme d'habitude, c'est mieux de laisser revenir vos ingrédients à température ambiante (les sortir le matin ou le soir pour pâtisser l'après-midi ou le lendemain, par exemple).

Faire macérer les raisins le plus possible en avance dans le rhum.
Tamiser la farine et la levure.
Fouettez le beurre et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et mousse.
Ajouter un à un les oeufs, puis la farine, puis les raisins et le rhum.
La pâte est normalement plutôt épaisse mais veillez à ce qu'elle soit homogène.




J'ai utilisé un cadre à mousse en guise de moule, et le résultat est parfait. Mon moule à cake classique est trop grand, le gâteau n'aurait pas été assez haut.

Enfourner à 210C pour 10min puis continuer la cuisson à 150C pour 35 à 40min. Penser à entailler légèrement le cake sur la longueur après 5/10min de cuisson pour qu'il se développe harmonieusement.


J'ai particulièrement aimé la texture, comme ceux des cakes anglais, assez secs mais pas étouffants. Au niveau visuel, j'aime beaucoup les angles très droits grâce au moule vraiment rectangulaire.

Pour le conserver 1 semaine environ, attendre le refroidissement puis bien filmer, ou trancher et congeler.










jeudi 20 mars 2014

Le (vrai) steak de viande hâchée

Pour moi, un steak hâché ça ne doit pas ressembler à une galette d'un demi centimètre d'épaisseur et être minuscule. Autrement dit, je n'achète jamais de steak hâché pré-emballé.
Par ailleurs, quand j'ai vu que chez Charal ils mettent de la protéine de soja dans leur steaks surgelés, je me rends compte que faire ses steaks soi-même c'est au moins la garantie de ne pas être pris pour un imbécile sur ce qu'on va manger.



Pour un bon steak hâché, un vrai de vrai, bien épais et rassasiant, il suffit de:
-200g de viande de boeuf à hâcher chez soi si possible, demander à son boucher un morceau adéquat.
Je suis encore un vulgaire novice en connaissances sur les viandes, mais je compte bien potasser le livre "100% viande" que j'ai offert à mon père pour Noël...

-au choix pour donner du goût: échalotte, ail, oignon, herbes...

Il n'y a qu'à couper la viande en petites tranches puis la mixer avec ce qu'on a choisit pour parfumer.
Pour saisir la viande, je préfère le beurre... mais on peut le faire avec toute autre matière grasse.



On ne salera et poivrera qu'en fin de cuisson, voire uniquement à l'assiette.

Bon appétit avec une bonne dose de protéines !

dimanche 2 mars 2014

Purée d'amande

A la lecture de cet article, certains iront certainement se coucher moins bêtes.
La purée d'amande est une pâte crémeuse qui est faite exclusivement à base d'amande. A ce titre, je ne veux pas l'appeler pâte d'amande puisqu'on sait tous que c'est une autre spécialité..

La pâte venait d'être faite et transvasée, on voit ici la texture épaisse.

En fait, tous les oléagineux (amandes, noisettes, noix diverses, pistaches etc.) sont des fruits secs composés en majorité de matières grasses, mais de BONNES matières grasses. J'en vois déjà qui ont le poil qui se hérisse dès qu'ils entendent ce mot, mais c'est complétement stupide car le gras est nécessaire pour le bon fonctionnement de notre organisme. Je vous laisse vous renseigner sur les bons et mauvais gras, c'est un très vaste sujet.

Revenons en à nos moutons, la purée d'amande est très intéressante dans le sens où on peut l'utiliser de multiples façons: il paraît qu'elle peut se substituer au beurre dans certains cas (recette test à venir), mais moi je l'utilise surtout en pâte à tartiner. La texture est épaisse mais pas de sensation de gras comme les tartinables au chocolat... Le must, c'est de l'allier à du miel. On retrouvera alors le bon goût de l'amande et une touche sucrée. Attention, pour ceux qui croient que c'est comme de la frangipane ou de la crème d'amande, c'est à tort. Non seulement c'est plus sain (pas de beurre), mais c'est aussi plus épais et bien évidemment non sucré (sans miel).

Pour ceux qui souhaitent tester, et je le recommande, les pâtes d'oléagineux sont encore difficilement trouvables en GMS. On les trouvera surtout en magasins bio. Et qui dit bio dit portefeuille, surtout pour ces fruits secs déjà bien assez chers... Pour éviter de se ruiner, on aura intérêt à les préparer soi-même !

Lisser le tout pour qu'il y ait une répartition homogène de l'huile en surface, contrairement à la première photo

Comme je l'ai expliqué, la purée d'amande n'est faite que d'amandes. Il suffit de mixer pendant suffisamment longtemps au robot soit des amandes entières, soit de la poudre, pour arriver à la texture pâteuse. Le processus est assez long et on verra plusieurs étapes:
-création d'un agglomérat, d'une boule
-détente de cette boule
-et enfin une texture lisse

En fait, c'est l'huile contenue dans les amandes qui va s'échapper de la matière sèche au fur et à mesure qu'on mixera.
Prévoir au moins 4 à 5 étapes de 2 min environs et laisser reposer le robot pour ne pas l'achever, car il risque de chauffer un peu.

Enfin, sachez qu'on peut aussi bien choisir des amandes émondées que naturelles, qui auront alors un goût plus prononcé. L'amande émondée sera plus subtile.

mercredi 26 février 2014

"Gnocchi" à la semoule de blé dur

Depuis Noël, j'ai une machine à pâte. J'ai déjà fait plusieurs fois des pâtes fraîches classiques, j'entends par là à la farine et aux oeufs.
Ce n'est que récemment que j'ai appris que les pâtes peuvent aussi être préparées avec de la semoule de blé dur, c'est notamment recommandé pour les ravioli, pour qu'ils tiennent mieux à la cuisson.



J'ai déjà fait des gnocchi cet été, ces pâtes à base de pomme de terre. Dans la recette de cet article, je parlerais plutôt de petites boulettes de pâte, puisque je n'ai pas utilisé de pomme de terre.

Pour une personne:
-150g de semoule de blé dur fine pour 1 oeuf gros calibre.

Il suffit de créer une boule homogène en mélangeant les deux ingrédients. Après avoir laissé reposer au frais durant 30 minutes, on peut détailler la pâte de la forme qu'on veut (difficile à étaler finement sans machine à pâte cependant). Comme je voulais me faire un gratin rapide, j'ai opté pour cette forme type gnocchi.



Pour la cuisson, il faut les plonger dans une eau salée. Les pâtes vont tomber au fond au début puis lorsqu'elles sont remontées comme sur la photo, laisser les cuire encore une petite minute, voire deux. En effet, je crois avoir fait des boules trop grosses, et à la dégustation, c'était un peu... résistant sous la dent :p
Pour être certains d'éviter le problème même en prolongeant la cuisson, je préconise de faire des gnocchis creux pour la prochaine fois. Dans tous les cas, ne pas vous attendre à une texture fondante puisqu'il n'y a pas de pomme de terre. D'où la nécessité de faire une forme plutôt fine pour ne pas avoir l'impression de passer son repas à mastiquer.



Après recherche sur internet, les pâtes qui se rapprochent le plus de ce que j'aurais voulu faire et que je conseille sont des Malloreddus.

Pour mon gratin, j'ai fait une sauce rapide et simpliste de flemmard du dimanche soir, avec une boîte de tomates entières, et un reste de fromage Italien fontine pour le moelleux, indispensable, que j'avais déjà utilisé pour mes cordons bleus (http://www.foodreporter.fr/dish/index/id/725164), et pour gratiner, of course !



Recette à améliorer, donc, mais néanmoins rapide et toujours plaisante ;)

dimanche 23 février 2014

Yaourt chocolat/pistache (Mag Régal)

En toute simplicité, sans yaourtière, ni cuit-vapeur, j'ai testé une recette de yaourts au chocolat et pistache trouvée dans un magazine culinaire ! (Oui, ça fait du bien de lire un vrai magazine que des pages web)



La recette proposait l'alliance classique chocolat blanc/pistache, mais je n'avais que du noir, pas trop fort cependant (52%).

Recette: pour 4 yaourts:
-3 yaourts nature
-150g de chocolat
-pistaches torréfiées
-(miel pour sucrer si vraiment c'est nécessaire, selon qu'on utilisera un chocolat noir fort ou pas. Bien entendu c'est inutile avec du chocolat blanc)

On indique simplement de faire fondre le chocolat au bain-marie puis de l'ajouter tiédi aux yaourts fouettés.
À disposer dans des ramequins et à laisser reposer au frais au moins trois heures, comme toujours.


De mon côté, je n'ai pas encore goûté... mais je ferai un edit pour le verdict ! Sinon, la responsabilité est au magazine Régal :p
Quoi qu'il en soit, c'est une bonne manière d'éviter les yaourts industriels trop sucrés et avec pleins de d'additifs.

EDIT après dégustation:



Comme je m'y attendais, le yaourt a vraiment une texture de brassé plutôt que ferme. Sucré comme il faut, j'aime bien le côté acide mais étonnemment plaisant du yaourt nature qui vient faire comme des notes de citrons !
Recette adoptée pour ma part.

vendredi 21 février 2014

Manger à Grenoble : crêperie Marin Marine

Je propose un nouveau genre d'article pour alimenter mon blog :
une revue d'un "restaurant de galettes", comme se présente la crêperie Marin Marine, dans le quartier Notre-Dame de l'hypercentre Grenoblois.

Je suis passé depuis l'année dernière mouuult fois par devant cette crêperie à la carte plus qu'alléchante (en bavant toujours plus sur le sucré que le salé, comme d'habitude :p), et j'ai enfin franchi la porte ce soir, accompagnée d'une partenaire de plaisirs gourmands de longue datte !

La salle est de taille moyenne et tout en longueur, sans être étroite pour autant. Nous rejoignons notre table (réservée), qui se trouve devant le comptoir où sont préparées les crêpes.
Loin d'être gênant (pas de fumée ou d'odeur persistante), ce premier détail atteste d'une certaine transparence quant à la préparation des mets, c'est positif.

La carte, il faut l'avouer, est assez restreinte, avec seulement 6 versions salées ou sucrées spécialités, mais on pourra toujours composer soi-même sa crêpe. C'est à prendre soit en bien, soit en mal (peu de proposition=produits frais en général). Le restaurant propose aussi des salades et omelettes.

Mon amie et moi choisissons tous les deux la même crêpe salée: magret fumé de canard, châtaigne, crême fraîche et roquefort (mon amie l'a remplacé sans problème de la gérante par du chèvre).



Verdict ? : Cela faisait tellement longtemps que je rêvais d'une galette que j'en ai vraiment profité.
Les ingrédients sont disposés tels quel sur la crêpe repliée en 4, mais j'ai eu au premier abord une impression qu'il aurait pu y en avoir un peu plus... Les plis étaient vides.
Néanmoins, la pâte est plutôt fondante et le sarrasin est bien présent. Je ne suis pas un expert, mais j'ai dans mes souvenirs l'idée que les galettes sont un tantinet croustillantes, pas celle-ci...

Bilan salé : une jolie assiette, un peu légère à l'oeil, mais on finit son assiette "restauré", avec encore un peu de place pour une crêpe sucrée gourmande !

Au niveau des desserts, le restaurant propose des compositions à base de crèmes glacées, et bien sûr des crêpes garnies, ou plus traditionnellement flambées. Encore une fois, on a la possibilité de composer sa crêpe sucrée.

J'hésite longuement entre la crêpe qui semble être la spécialité de la maison, et aussi la plus gourmande (palet breton, glace caramel, caramel au beurre salé, pommes au beurre salé et crème chantilly), mais je choisis finalement la version qui m'a depuis l'année dernière fait de l'oeil : frangipane maison (en fait une crème d'amande), amandes grillées et coulis de fruits rouge.


La crêpe est pliée en triangle et garnie de frangipane, décorée avec le coulis qui apporte l'acidité, et un petit côté craquant dû aux amandes.
Mon amie choisira une version plus classique : caramel beurre salé, glace vanille et crème chantilly.

Bien sucré:C'est bien sûr plus facile de faire céder les palais avec des mets sucrés, mais globalement la crêpe est plaisante, non écoeurante grâce au contraste des sensations, sans pour autant laisser une impression de jamais vu que l'on n'oubliera pas.

Pour avoir attendu plus d'un an, je suis bien content d'avoir enfin dîné chez Marin Marine. Je n'ai pas assez de recul en termes de crêperies, mais je peux dire qu'on y mangera très bien quoi qu'il en soit. Par ailleurs, ce qui se fait rare de nos jours, c'est un service plus qu'aimable et à l'écoute, et une transparence quant à la préparation des plats.
L'ambiance plutôt calme sans être gênante conviendra autant pour un dîner en tête à tête amoureux ou amical, ou une soirée à plusieurs.
Enfin, et je me doute que ça intéresse tout le monde, compter en moyenne 15e pour une crêpe salée et une crêpe sucrée (sans cidre). Pour goûter aux spécialités les plus travaillées, voyez y plutôt 20e.
On ressortira finalement bien rempli, même pour un bon mangeur comme moi.

Bilan: Recommandé ;)



mercredi 19 février 2014

Mousse Ô chocolat

La mousse au chocolat... le classique des classiques. Un petit nuage en bouche. Léger comme tout pour finir un repas copieux sur une note bien gourmande.

Au niveau des recettes, on trouve de tout: des avec du beurre, ou de la crème, des avec des fixateurs, des sans jaunes d'oeufs... Bref, de quoi en perdre la tête.
Pour moi, la mousse au chocolat, la vraie, c'est juste du chocolat, et des oeufs. Alors pas d'excuse du genre "je n'ai rien de tout ça", c'est parti !




Pour n personnes:
-n oeufs plein air ou bio sortis au préalable du frigo pour être à température ambiante
-nx30g de chocolat au choix
-une pincée de sel

J'ai pris ici les fins de tablettes qui trônaient dans ma cuisine : du 70% noir et du blanc, à raison de 2/3 1/3 exactement (ma maniaquerie m'oblige à consommer les tablettes par rangée :p)

Il suffira de faire fondre au bain-marie le chocolat, puis de laisser tiédir avant d'ajouter les jaunes en remuant vivement car le mélange va durcir.
Monter les blancs en neige en les fixant avec la pincée de sel, et en incorporer une toute petite partie au mélange précédant pour le détendre d'abord, puis le reste à l'aide d'une maryse/spatule souple sans écraser les blancs (soulever la masse vers le haut en faisant des cercles pour les incorporer).

Disposer dans des ramequins, verres, ou même laisser dans le bol, mais laisser reposer dans tous les cas de préférence une nuit entière, au pire quelques heures avant dégustation.


Je ne me cache pas d'en avoir fait pour deux, mais de l'avoir fini... en une soirée :p

































PS: se conserve 24h à 48h max à cause des oeufs crus.

samedi 7 décembre 2013

Ma bonne fournée

Retour au travail de boulangerie ! Après la découverte cette année du pain maison, je me lance dans la confection des délices que sont les viennoiseries.


Pour ceux qui suivent "Le meilleur pâtissier", ils vont sûrement se dire que j'ai été inspiré par l'émission de cette semaine pour me lancer dans les croissants ! Pas faux, même si ça fait un sacré bout de temps que je voulais en faire.


Pour faire des viennoiseries, la difficulté est double dans la préparation de la pâte: il faut une pâte levée ET feuilletée ! J'ai fait d'une pierre deux coups pour préparer mes croissants, puisque je n'avais encore jamais fait de pâte feuilletée. Pour être honnête, j'ai toujours eu la flemme de m'y mettre. C'est sûr que si on en a besoin dans l'immédiat, on oublie. Elle demande un sacré temps de repos (la préparer la veille pour l'utiliser le lendemain est recommandé), mais en soi il n'y a rien de difficile.

Il en faut du beurre !

Pour ce qui est de la préparation de la pâte, je rappelle que c'est assez technique. C'est pourquoi je vous redirige vers les explications très bien illustrée d'un blog que je consulte... tous les jours !
La pâte peut être utilisée pour toutes les viennoiseries (j'ai d'ailleurs fait deux pains au chocolats aussi):

http://www.chefnini.com/la-pate-levee-feuilletee-recette-en-images-pour-croissants-et-pains-au-chocolat/


Après repos au frais, et avant façonnage (oui, il est tard !)

Voici tout de même quelques photos pour prouver que je ne suis pas un escroc qui aurait franchi le pas d'une boulangerie pour acheter des croissants :p :

Avec moitié de quantité de la recette, j'ai fait 6 petits croissants et 2 petits pains au chocolat

Je suis vraiment content d'avoir franchi le pas. Sur un exemple de plus, je vois que le fait maison est toujours meilleur. Certes il y a un savoir faire à parfaire, mais du point de vue dégustation, là, les croissants sont à peine cuits, à peine dévorés ! Tiède, un bon goût de beurre, la légèreté du feuilletage... un pur plaisir.

Appréciez les différentes couches du feuilletage...

 Bien entendu, je n'ai pas trop fait le fou pour cette première fois, mais je n'ai pas moins pensé pour la prochaine fois à fourrer les croissants, avec un crème d'amande, de la confiture...

J'ai choisi le feuilletage "double tour" pour des viennoiseries aériennes































Une dernière photo pour la route...





dimanche 1 décembre 2013

A l'heure du quatre-quart

Pas rassasiés du bon goût du beurre après les palets bretons ? On est d'accord !

Aujourd'hui, je propose un gâteau des plus classique, rapide et gourmand : le quatre-quart.
La cuisine, il paraît que c'est toute une chimie: la bonne durée de cuisson, la bonne température, l'humidité... et bien entendu les proportions. Avec le quatre-quart, pas de prise de tête, et impossible de se tromper, puisque les 4 ingrédients qui le composent sont en poids égaux.



RECETTE du quatre-quart:

Vous n'aurez besoin que d'oeufs, de beurre, de farine et de sucre.
Pour doser, il suffit de peser les oeufs sans leurs coquilles et d'adapter le reste en même quantité !

J'ai utilisé deux oeufs, qui pesaient en tout 109g... donc j'ai pris 109g de beurre, de farine et de sucre.
J'ai réussi à remplir avec ces quantités 5 moules à muffins. On peut aussi utiliser un moule à cake, mais je conseille d'adapter les quantités aux dimensions. Un cake bien haut fait toujours plus d'effet !

La démarche est classique et facile: faire fondre le beurre, le laisser tiédir, et le mélanger à l'ensemble oeufs+sucre qu'on aura au préalable rendu mousseux au fouet.
Ensuite, il n'y a qu'à incorporer en deux ou trois la farine pour éviter les grumeaux.





Je n'avais encore jamais fait de quatre-quart moi même. Je me contentais d'en acheter dans le commerce, des plus ou moins bons. De manière générale, ils sont souvent très suintant et en terme de proportions des ingrédients, je doute que la règle 4*1/4 soit respectée...Un quatre-quart fait maison, c'est le bénéfice d'enfin savoir de quoi on parle (la recette est unique !).

Ils sont délicieux nature, tartinés de ce qu'on veut (confiture de lait sur les photos), ou encore, ce que je préfère, trempés dans du lait tiède, bien imbibés !



lundi 25 novembre 2013

Lentilles des familles

Je continue sur ma lancée des recettes salées d'hiver (et oui, il me reste des palets bretons à terminer avant d'entamer autre chose !), avec aujourd'hui une purée de lentilles au lardons.
Rien de très compliqué, et pas besoin de four !




RECETTE pour deux en accompagnement, ou un gros mangeur:
-100g de lentilles vertes
-1 demi oignon
-1 gousse d'ail
-75g de lardons
-herbes de Provence

Mettre les lentilles dans 3 fois leur volume d'eau froide avec des herbes de Provence, et chauffer à feu moyen. Quand l'agitation démarre, laisser cuire bien 30/35min.
20 minutes avant la fin, mettre les oignons dans une poêle et faire dégorger en arrosant légèrement avec de l'eau. N'ajouter la gousse d'ail que vers la fin pour ne pas la griller.

Normalement, la lentilles donne une texture assez épaisse. Se servir d'un mixeur plongeant ou d'un mixeur/blender pour lisser la préparation, en laissant cependant un aspect brute.
Goûter pour rectifier l'assaisonnement.



Au dernier moment, faire cuire les lardons dans une poêle, dans leur gras, avant de déposer sur la purée, avec leur jus.


Ne pas oublier de déposer une bonne cuillère à soupe de crème fraîche. Elle donne du goût, de l'onctuosité, et un peu plus de contraste aux couleurs !






lundi 18 novembre 2013

Choux-fleur power

Pour une fois, j'ai eu envie de proposer une recette salée. Le froid qui s'est définitivement installé à Grenoble m'a bien aidé : il faut des plats qui tiennent chaud !
J'ai cuisiné ce soir un gratin de choux-fleur... un bon moyen de manger des légumes de saison et de bien se nourrir contre le froid.
Au passage, ça montre aussi que je ne me nourris pas que de sucre ;)


Recette pour deux personnes (traduction pour étudiant vivant seul: pour deux repas):
-400g de choux-fleur (congelé, frais peu importe)
-1 demi-oignon
-250 mL de lait (entier de préférence)
-1 et 1/2 cuillère à soupe de beurre, et de maïzena (à défaut de la farine)
-de la noix de muscade
-classiquement, de l'emmental ou du gruyère pour la croûte.

Un gratin de choux-fleur se compose bien évidemment de choux-fleur, que l'on arrose d'une sauce béchamel. Le tout se fait gratiné au four.

Commencer par cuire le choux à l'eau (un peu moins de entre 5 et 10 minutes selon qu'il est congelé ou frais).

Pendant ce temps, on ne chôme pas: on préchauffe le four à 180°C en mode grill et on prépare la béchamel:
Mettre le beurre et l'oignon coupé finement dans une casserole et chauffer jusqu'à fonte total du beurre, puis ajouter la maïzena en fouettant le tout pendant une petite minute. Saupoudrer de noix de muscade, puis ajouter le lait et mélanger à feu moyen jusqu'à épaississement de la sauce.

Après cuisson, mettre le choux dans un plat à gratin et l'arroser de la sauce. Couvrez le tout de fromage puis mettre à gratiner au four.
































Cette recette est vraiment facile à faire. Elle demande peu de temps et est très pratique pour ceux qui veulent manger un plat un peu "élaboré" (entendre différent d'une tranche de jambon avec une tomate). Même si le choux est malheureusement souvent boudé, la sauce et le fromage sont peut-être des arguments qui feront saliver certain...





















dimanche 17 novembre 2013

Sur la route du palet breton

Dans la série des "Sur la route..."

Pour changer un peu des préparations moelleuses comme les cakes, muffins etc. j'ai décidé ce dimanche de faire des biscuits, et de partir en Bretagne à bas prix.
Comment ? En faisant des palets bretons, ou "Traou Mad" comme ils sont appelés par les puristes.























Ces gâteaux ont un délicieux goût de beurre, réconfortant, embaumant et réchauffant. C'est la saison parfaite pour en faire.

La recette (prise sur La Cuisine de Bernard*) pour une vingtaine de palets:

-40g de jaune d'oeuf (j'en ai pris 2, et j'ai vu au passage qu'un jaune calibre moyen pèse 17g)
-170g de sucre (j'ai pris de la cassonade)
-260g de beurre demi-sel, pommade (je n'avais que du doux, j'ai donc rajouté à part trois bonnes pincées de fleur de sel)
-30g de lait entier
-400g de farine, type T45
-1/2 cuillerée à café de levure chimique
La cuisine est de la chimie, donc n'oubliez pas de tout faire proportionnellement à votre poids en jaune d'oeuf.
Je conseille de choisir un beurre de qualité (j'ai pris du beurre d'Isigny AOC) puisque c'est l'ingrédient clé, qui confère vraiment leur goût et leur intérêt à ces gâteaux.


Mélanger (ne veut pas dire fouetter !) le sucre et le beurre d'une part, et les jaunes d'oeufs et le lait d'autre part, puis homogénéiser le tout.
Après avoir mis ensemble la farine et la levure pour qu'elle soit répartie assez uniformément, verser le tout dans le mélange précédent, d'un coup.
Travailler à la main ou à la cuillère (ou au robot !) jusqu'à obtenir un paquet régulier.
Ensuite, placer la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé et l'aplatir sur un peu moins d'1 cm.






















Mettre au frais pendant une demi-heure.
Préchauffer le four à 200°C et graisser des moules à muffins ou tout autre contenant (permet aux biscuits de ne pas s'étaler à la cuisson) puis couper la pâte et la répartir. Enfourner environ 15 minutes, en surveillant. Il faut que les biscuits soient bien dorés, pas simplement blonds, car sinon le fond ne sera pas assez cuit.























Comme je n'avais aucune idée du nombre de biscuits que j'allais obtenir, j'ai été surpris en découvrant que j'allais en avoir une vingtaine ! Donc je me suis servi pour la cuisson de moules à muffins et de ramequins.

Les palets sont délicieux, on sent bien le goût du beurre, et on n'en a pas peur !
Natures avec un thé, en miette sur du fromage blanc, ou encore en base de cheesecake, on peut les utiliser pour plein de choses.

On parie que vous n'en mangerez pas qu'un ?

mardi 12 novembre 2013

Sur la route de la madeleine...

Question madeleine industrielle, il n'y a pas photo: les meilleures sont les Bonne Maman.
Question cuisine, il n'y a pas photo: le fait maison est bien meilleur.
Vous voyez où je veux en venir ?

J'ai acheté il y a quelques jours une plaque en silicone pour faire des madeleines et essayer de détrôner la fameuse grand-mère au tablier rouge à carreaux blanc. C'est chose faite avec la recette suivante !


























Pour une bonne quinzaine de madeleines:
-120g de farine
-100g de sucre (j'ai utilisé de la cassonade) / 66g de sucre - 11 g de miel (voir commentaire)
-100g de beurre
-3 oeufs
-1 cuillère à café de levure chimique
-1 demi-cuillère à café d'extrait liquide de vanille / autre parfum de votre choix !

Avant de vous lancer, je conseille de remplacer une partie du sucre par du miel, car celui-ci retiens l'humidité et permet ainsi aux madeleines de se conserver plus longtemps. Noter que son pouvoir sucrant est trois fois supérieur à celui du sucre, donc il faudra en tenir compte dans le dosage.

Commencer par battre les oeufs et le miel/sucre jusqu'à faire légèrement blanchir/mousser.
Faîtes fondre le beurre, puis l'ajouter au mélange précédent (pas brûlant sinon il va cuire les oeufs) auquel vous aurez préalablement ajouter en deux ou trois fois la farine et la levure tamisées. Ajouter en plusieurs fois la farine permet d'éviter les grumeaux, et tamiser rend la préparation moins lourde.

Faîtes reposer la pâte au moins deux heures au réfrigérateur (et oui il faut souffrir pour se faire plaisir !). En faisant ma petite recherche sur internet, j'ai compris qu'il y a une histoire de choc thermique qui permet à la bosse si caractéristique des madeleines de se former.

Après repos, préchauffer le four à 190°C et remplir les moules de moitié ou 3/4 maximum, puis enfourner pour un petit quart d'heure, en surveillant pour que les madeleines ne colorent pas trop.


 
On peut se contenter de dévorer les madeleines comme ça, nature... ou on peut pousser le vice encore plus loin et convoquer Bonne Maman à nouveau sur le ring en faisant des coques en chocolat !
Pour se faire, rien de plus simple: mettre un carré de chocolat de son choix dans les moules et mettre au four pour qu'il fonde. Ensuite, il n'y a qu'à poser les madeleines à leur place et à bien mouler leur fond avec le chocolat.
Mettre au réfrigérateur un bon moment pour que le chocolat ait suffisamment durci... sinon on se retrouve avec un pâté pas très élégant comme le mien en démoulant !



J'ai été victime de la hâte. Néanmoins, le goût y est, comme toujours !
Je conseille de laisser ces madeleines à coque au frigo, pour avoir un côté craquant lorsqu'on mord.
Et 2-0 pour moi contre Bonne Maman.




dimanche 10 novembre 2013

Tartelettes aux noix bien d'chez moi !

En ce week-end, que faire ? J'avais bien prévu de faire un petit tour dans la région pour visiter d'autres contrées que la région grenobloise... mais la météo ne s'y prête pas vraiment.
En discutant avec un ami en fin de semaine, j'apprends qu'il a une forêt à côté de chez lui, avec plein de noyers. Pourquoi ne pas aller s'amuser à faire la cueillette ? C'est vrai que pour moi, amoureux de tout oléagineux, ça coûte cher. Ces bébêtes ne sont pas données !

Bon, d'accord pour la cueillette, mais sous la pluie, vraiment ? Eh bien non ! La gentille maman de mon ami lui a, coup du destin, apporté un sac rempli de noix vendredi soir. Donc plus de quoi se prendre la tête.

Maintenant,  c'est l'heure de la devinette : que fait un grenoblois qui aime la pâtisserie, avec des noix ? De la tarte aux noix, pardi !



RECETTE pour la tarte aux noix :

Je recommande vivement de faire la pâte soi-même, c'est bien meilleur et gratifiant. Ici, on fera une pâte sablée.

Pâte sablée:
-250g de farine T45 / ou en remplacer une partie par de la poudre d'amande, noisette...
-125g de beurre en dés
-40g de sucre glace
-1 œuf
-une pincée de sel (the touch qui fait qu'on se sent bon pâtissier)

Vous aurez assez ici pour 7 tartelettes, ou une bonne tarte (28cm de diamètre) et deux tartelettes. De toute manière,  la pâte se congèle très bien.

Il suffit de commencer par émietter la farine et le beurre, lorsque celui-ci est pommade, c'est-à-dire ni fondu ni dure, bien mou.
Ensuite, on créé un petit puis dans lequel on casse l’œuf. On éclate la poche du jaune avec les doigts et on agite un peu.
Il ne reste plus qu'à malaxer jusqu'à obtenir une boule de pâte.


Une fois fait, vous pouvez l'étaler directement en farinant un peu votre plan de travail pour ne pas qu'elle colle. Tout sera bien évidement plus facile avec un rouleau à pâtisserie, même si le système D peut aussi marche.

Une fois que votre pâte est aplatie, on la pose sur le moule et on fonce celui-ci (entendre on applique la pâte sur les bords). Passer ensuite le rouleau sur les bords du moule pour enlever l'excédent. Réserver au frais au moins une bonne demi-heure si on est pressé; une pâte froide se rétractera moins à la cuisson.

Avant de vous lancer dans la préparation du caramel, faîtes précuire vos fonds de tartes piqués à la fourchette à blanc (sans garniture) pendant 10/15min au four à 180°C. Surveillez selon que vous préférez une texture fondante ou plus croquante.



Sauce caramel:

-200g de sucre / ou en remplacer une partie par du miel
-4 cuillères à soupe de lait
-20cl/200g de crème fraîche épaisse
-une petite dizaine de noix par tartelette (une noix = 2g selon les calculs de mon coéquipier, il faudra se plaindre auprès de lui si ce n'est pas bien dosé :p)

Avant de vous lancer, faîtes précuire vos fonds de tartes piqués à la fourchette à blanc (sans garniture) pendant 10/15min au four à 180°C. Surveillez selon que vous préférez une texture fondante ou plus croquante.

Faire bouillir dans une casserole (qui n'accroche pas !) le lait, puis ajouter le sucre. Lorsque le mélange caramélise (sucre fondu et le tout s'épaissit légèrement) ajouter la crème hors du feu.
Bien incorporez puis faire cuire à feu doux. Surveillez bien car selon la texture de la sauce qu'on veut il faudra plus ou moins longtemps. En ce qui me concerne, j'aurais voulu l'avoir un peu moins épais.

Une fois terminé, ajouter les noix au mélange chaud et laisser diffuser un instant, ou directement dans les fonds de tartes puis recouvrir. Laisser refroidir et figer naturellement.


Une tarte à déguster quand le temps est morose et froid, et qu'on a besoin de réconfort, de chaleur, et d'une bonne explosion calorique !